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Trek Maurienne transfrontière - Jour 6Refuge Gran Scala - Rifugio Avanza
Une avant-dernière journée très alpine, très minérale et toujours très bien balisée.
A noter que le début est indiqué comme dangereux par des panneaux. Le sentier passe en effet sous 2 anciennes galeries (tunnels en pierres) en partie effondrées. Ca passe sans difficulté. Cependant c'est à vos risques et périls.
J'y suis passé mais je n'ai pas conservé cette partie de la trace. Ca commence à un endroit que l'on peut rejoindre en suivant la route du Mont-Cenis versant italien et que l'on peut rejoindre par une sente qui part en rive gauche au début de la Plaine de St Nicolas.
Un longue traversée ascendante nous amène à un premier lac (Roterel), puis un second avant de descendre sur une piste empierrée vers le Lago Arpone (barrage) que l'on contourne par l'est en passant à la Grangia d'Arpone avant de trouver le balisage pour le Bivacco Piero Vacca (panneau).
A partir de là, ça va monter sur un bon chemin qui ne perd pas de temps pour nous faire gagner du dénivelé. Une pause s'imposera certainement à la sortie de la forêt ou au moment où l'on s'approche des torrents qui dévalent de la Cima de Bard, un des sommets du jour. Ne pas négliger la petite source au passage le long du chemin.
Ensuite, on retrouve la caillasse... et on ne va plus la quitter ! Ca monte assez fort pour rejoindre le bivacco Piero Vacca (fontaine).
Continuer après le refuge sur une large épaule. Le chemin devient une trace dans des blocs fracturés. Ne pas manquer les vues sur le Lac du Mont-Cenis.
Regardez devant... Une immense pente de roches s'offre à vous jusqu'à un sommet qui ressemble à une longue crête orientée N-S... Oui, c'est là dedans qu'il va falloir crapahuter... C'est au pied du tas de cailloux qu'on reconnaît le montagnard ;)
Si vous aimez les jeux de piste, ça va bien se passer ! Il suffit de bien suivre caïrns et balisage rouge et blanc. Si jamais vous les perdez dans le chaos, pensez à deux choses :
- Ne jamais partir au Nord de l'épaule que vous êtes en train de gravir, ni à vous retrouver dans un passage exposé.
- En cas de doute, revenez au précedent caïrn ou à la précedente balise. Il y en a assez (!) pour que ça ne fasse ni une longue distance ni un gros dénivelé.
Après avoir gravi des roches bien sombres, on se retrouve à la Cime de Bard (sommet le plus au Nord, pas très marqué) puis sur une arête de cargneules jaunes.
Ca peut-être le moment de se poser pour prendre le temps d'admirer le paysage. La Vanoise au Nord, les dents d'Ambin à l'Ouest et le massif des Ecrins qui joue à cache cache derrière. Et aussi toute la journée de la veille vers l'Est !
Regardons la suite... On va essentiellement rester sur le fil de cette très large arête. Il ne faut pas s'inquiéter du "trou' qu'il semble y avoir entre cette crête et celle du Mont Giusalet. Ca se négocie très bien, il n'y a pas de passage scabreux. On va donc descendre sur une large selle puis remonter par des gradins de roches sombres fort commodes, avant de retrouver l'arête du Giusalet toute en cargneules jaunes. Remarquez au passage une énorme flèche bi directionnelle constituée de cailloux blancs. Ca... c'est du mega balisage !
Il reste à rejoindre le sommet du Giusalet, sa croix et son étrange sémaphore miroir. Sans oublier le panorama à 360°... Viso, Ecrins, Meije, Ambin, Un peu des Aiguilles d'Arve, la Vanoise, Le Lamet et toute la crête jusqu'au Rocciamelone... Et la plaine du Pô si la nebbia vous a laissé tranquille.
Maintenant il faut descendre. Revenir à la croix sommitale et plonger littéralement dans le versant sud. C'est plus impressionnant que réellement exposé, mais ça mérite attention quand même. On va descendre sur le fil d'une arête puis basculer dans un cirque ouvert à l'Est où l'on voit notre destination du soir... Encore bien loin.
Ca sinue sous la barre rocheuse du sommet avant une traversée au dessus du Lac de le Vecchia. J'ai choisi de le rejoindre au plus vite après avoir perdu la trace (pas fait attention). Du lac, retrouver facilement une trace qui mène au refuge, en pente douce et dans un environnement bien plus vert.
Il est temps de souffler... et de préparer son repas. Il y a tout ce qu'il faut. Gaz et victuailles, mais on fait sa popote. Cela dit, si les gardiens (des bénévoles comme souvent dans le Piémont) sont là, ils auront peut-être une gourmandise à vous proposer en plus.


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